Vérégny By Night (Auvergne)

De l'art de créer son background.
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TROLL_
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Vérégny By Night (Auvergne)

Message par TROLL_ » mar. 25 avr. 2017 20:46

Voici le contexte ayant servi d'univers de jeu durant sept ans à mon groupe de joueurs et joueuses, en précisant que ce By Night s'est étoffé à mesure et a subi des changements de par les complots et intrigues des PJs à mesure : ) . . .
Je rajouterai à la suite (ou dans un autre sujet) une cité voisine, Plaineforte, qui a vu aussi son By Night rédigé pour un deuxième groupe de PJs arrivé en cours de campagne et concurrençant les premiers PJs dans ces régions lointaines du royaume de France.


Vampire : Dark Ages
Vérégny, cité marchande


Epoque : an 1194.
Localisation : dans les terres d’Auvergne, au nord-est du Massif Central, sur l’Allier.
Habitants : 14.000 âmes (dont 9.000 dans Vérégny même).
Noblesse : comté de Vérégny
Richesse économique : corporations artisanales, péages fluviaux.
Politique : alliance cléricale.


Situation actuelle

Noblesse : La cité de Vérégny est dirigée par le seigneur Antoine de Bourbon (34 ans), comte de Vérégny et de Montsac et baron de Plaineforte, qui a été marié il y a dix sept ans à Guenièvre de Montsac (32 ans), qui lui donna deux enfants : Richard de Bourbon (13 ans), jeune page destiné à la chevalerie et parti étudier cet art chez son oncle le duc d’Archambault à Clermont, bien que lui-même eût peut-être préféré devenir lettré et entrer dans les ordres car l’église et la chrétienté le fascinent ; et Anne-Marie de Bourbon (7 ans), le petit joyau de sa mère qui ne l’abandonne que rarement à ses nourrices. Le mariage a bien sûr été organisé par les parents des jeunes personnes, afin de faciliter les relations d’entraide entre les deux cités. L’évêque de Clermont, monseigneur Postalini demanda à réunifier le couple par le mariage catholique afin que Dieu guide le pays d’Auvergne à travers eux.

La cité au sud, Montsac, est dirigée par le frère de Guenièvre, François de Montsac, vassal d’Antoine de Bourbon qui se contente pour l’instant de gérer ses terres et commercer avec Vérégny, malgré les tentations de sa mère qui aimerait que son fils prenne possession du domaine de Vérégny, maintenant son mari disparu.

La troisième cité, Plaineforte, assure par un traité la défense des deux autres contre les incursions anglo-saxonnes plus à l’ouest. Elle appartient à Hugues de Sancy , vassal lui aussi d’Antoine. Elle devient lentement un centre de formation aux arts de la guerre.


Richesse : Vérégny est une vaste cité marchande, à la croisée de routes commerciales et enjambant l’Allier, ce qui lui vaut d’être le cœur de la région, après Clermont. Le grand four à pain, les quelques moulins à eau et les droits de passage sur et sous le pont principal de la ville (bien évidemment, il existe d’autres ponts pour relier les villages de part et d’autre du fleuve, mais aucun autre n’a la place de faire traverser un chariot) offrent déjà une solide rentrée de deniers, les récoltes des villages avoisinants sont revendues à Montsac qui ne jouit pas de vastes champs et qui en échange fournit les pierres par barques pour la construction de la future cathédrale de la cité ; les pâturages en hauteur sont aussi partagés entre les bergers des différentes cités. Les multitudes de matériaux à travailler ont fait de Vérégny un lieu de rencontre pour artisans, ébénistes, tailleurs de pierres, joailliers et forgerons (grâce aux quelques mines d’argent et de fer de Montsac), et maintenant vitriers pour la cathédrale prochaine ; de nombreuses corporations cohabitent en ville, sans compter le quartier juif réunissant prêteurs sur gages et tailleurs, enrichissant d’avantage les environs dont les auberges commencent à fleurir au gré des passages des seigneurs voisins venant acheter les productions locales ; cela a valu à Vérégny les attaques régulières de bandes de brigands tapis dans les bois avoisinants (à l’encontre des riches voyageurs comme des paysans venant payer leurs impôts) mais cela a rapidement cessé à l’arrivée de Dimitrius (voir société caïnite).

Politique : les trois cités se suffisent à elles seules, sans compter l’apport monétaire venu des régions voisines ; Antoine a donc peu de raisons de s’ouvrir sur l’extérieur, et refuse toute incursion dans sa manière de diriger son pays : il n’aime pas avoir à faire avec la noblesse de Clermont, bien plus proche du roi, et qui pourrait lui attirer une attention non-voulue (le roi aimerait certainement taxer lourdement ce petit pays si productif…) ; il s’est lié pour cela à l’église, et plus précisément à l’évêché de Postalini à qui il reverse une dîme un peu plus importante que la normale. Récemment, le vieil évêque a exigé qu’une cathédrale soit bâtie en ville pour qu’il y vienne faire ses sermons, ce qu’Antoine n’a accepté qu’à contrecœur…Vérégny se transforme lentement de cité barbare en ville chrétienne, attirant autant les croyants que les impies…
La quinzaine de villages alentour sont tous sous tutelle seigneuriale, appliquée par des familles de petits nobles vassaux d’Antoine de Bourbon qui participent à l’emprise du Comte sur ses serfs, bien qu’une moitié soit aussi vassale de Hugues de Sancy et de François de Montsac. C’est Antoine, détenant le droit de haute-justice, qui sanctionne les plus grands délits dans la salle principale de son château ; les autres seigneurs et nobles n’ont que le droit de basse justice, celui de régler les conflits mineurs tels que les vols, braconnages et impôts impayés.


Guerre : Vérégny est la plus vieille cité –certains prétendent même qu’elle est construite sur une ancienne ville romaine- et a dû se défendre contre ses voisins depuis bien longtemps, bien que la plupart des chevaliers soient maintenant entraînées à Plaineforte qui est devenue un centre militaire important ; La famille de Bourbon a construit rapidement un château fortifié en pierre, symbole de leur pouvoir sur les autres cités moins bien protégées, qui devint au fil du temps (entre 1060 et 1183) une large forteresse sur les berges de l’Allier. Durant cette période, Plaineforte -qui n’était pas en aussi bons termes qu’aujourd’hui avec Vérégny- fit ériger de hauts remparts pour s’isoler des contrées alentours, craignant que Vérégny imprenable, les comtés voisins ne visent leur ville dans leurs guerres de territoire. Les villages affiliées aux cités se fortifièrent aussi, mais par manque de moyens ils durent recourir aux châteaux à motte, places fortes construites en bois et entourées de fossés dans lesquelles seuls les soldats vivent, les seigneurs ayant une habitation plus confortable au sein même du bourg, souvent à côté de l’église. Mais ce ne sont pas les hommes d’armes qui portèrent un coup violent au pouvoir de la famille Bourbon, mais une révolte paysanne -une jacquerie- déclenchée par la menace constante des brigands non résolue par le seigneur qui devait protéger ses serfs, qui coûta la vie du père d’Antoine il y a une quinzaine d’années, plaçant ce dernier à la tête d’un comté en pleine tempête ; il calma le peuple et fit arrêter les assassins du haut de ses dix-neuf ans à l’aide de la garde seigneuriale, devant les paysans étonnés de trouver là un si jeune meneur d’hommes. Plus aucun problème ne secoua le comté de Vérégny jusqu’à nos jours, bien qu’Antoine se plaça plus en retrait que son père des affaires paysannes afin d’éviter une autre révolte, réaménageant et faisant garder les outils servant pour le droit de banalité (four à pain, pressoir à raisin, moulin à eau) afin que les paysans soient mieux desservis. On dit qu’en cas de problème, Antoine pourrait appeler sous ses bannières jusqu’à une centaine de chevaliers…


Religion : Un monastère plus au nord assure le repos des voyageurs ; vaste bâtiment en pierre d’un étage, lui aussi semble avoir une origine romaine, de par l’aqueduc amenant de l’eau à une fontaine imposante dans la cour intérieure, et de par ses sous-sols constitués de multiples galeries et grandes salles souterraines, servant de dortoirs et d’isoloirs pour les moines. L’abbé Grégoire gère avec fermeté son ermitage de Camaldules (des moines fanatisés par leur fonction : prier pour le salut du monde) et son monastère est à éviter pour les Caïnites. L’abbé est en concurrence tacite avec le curé de Vérégny, le père Bernard Montfaucon qui lui est Bénédictin (la majorité des clercs le sont) et contrôle l’église de St Mercius, ainsi qu’une léproserie un peu à l’écart de la ville.

Vie Nocturne : la cité est dirigée et protégée par un Prince Brujah particulièrement ancien et puissant, Dimitrius, qui compte renouer les liens à terme entre humains et caïnites, à la manière de Carthage ; il s'essaye pour cela à protéger au mieux une communauté qu'il veut prospère et grandissante, jusqu'à un âge d'or où il leur révélera que leur bonne fortune est due aux vampires qui veillent sur la ville, sous ses ordres. Il est bien entendu l'aide mystérieuse et providentielle ayant permis à Antoine de Bourbon de reprendre les rênes du duché à la mort de son père, agissant dans l'ombre et usant autant de son esprit que de sa force.
Le reste de l'Auvergne est dirigée par une Prince Ventrue, Catherine de Clermont, qui a vu son cher et vaste territoire souillé par la venue il y a quelques décennies de ce Dimitrius, et n'a pu que le regarder s'installer dans cette petite ville, soulagée déjà de conserver son rang et sa poigne sur les terres alentours.
Mais la capitale de Clermont qu'elle dirige lui servira bien à terme à se débarrasser de cette brute gênante et reprendre le contrôle de "l'exception Vérégny" qui lui vaut quelques quolibets parmi les plus Anciens du reste du royaume de France...

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