Scénario 1 V:DA Vérégny By Night : L'épreuve de Foi.

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TROLL_
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Scénario 1 V:DA Vérégny By Night : L'épreuve de Foi.

Message par TROLL_ » mar. 25 avr. 2017 21:58

Ce scénario en deux parties enchevêtrées reprend le contexte de Vérégny By Night comme lieu principal, mais une adaptation à votre background personnel sera aisément réalisable.


L’épreuve de foi


Scénario pour Vampire : Dark Ages, se déroulant alentours de la cité de Vérégny. Comme les futurs scénarii, deux facettes s’entremêlent dans cette aventure : l’une Vampirique et surnaturelle, et l’autre facette humaine et décadente.
MJ, à vous de décider quelle part vous préférerez mettre en avant, ou comment vous souhaiterez introduire vos PJs dans ce scénario.

L’AFFAIRE DE LA CATHEDRALE

Depuis une semaine déjà, des personnes disparaissent en ville… Les patrouilles ont étés renforcées, et peu de personnes s’aventurent dehors à la nuit tombée ; même les prostituées et autres ribaudes se regroupent.
Les disparus répertoriés par la garde seigneuriale du Comte de Vérégny n’ont pas de point commun apparent : un jeune noble dans tel village, deux paysannes des environs, un moine du monastère alors qu’il rentrait, un artisan venu de Clermont.
Le problème est qu’une des paysannes était un calice de Dimitrius ! Il fait mander les PJs pour qu’ils l’aident à défendre le « vulgum pecus » en découvrant se qui se trame derrière ces disparitions ; il a déjà pris des renseignements et sait donc que les victimes (présumées, car il n’y a pas trace de leur mort) sont au nombre de cinq pour le moment, et qu’elles étaient sans rapport, sauf l’heure de la disparition : la nuit noire. Le rapport avec des Caïnites ayant l’air établi, les PJs ont toute liberté pour enquêter.
Dimitrius porte ses soupçons sur un enlèvement pour séquestrer des Calices, mais ne voit pas pourquoi se donner tout ce mal pour des personnes si éloignées entre elles…


Plusieurs pistes sont intéressantes :
-Les victimes n’ont pas de rapport : le coupable travaille sur la quantité et non la qualité (ce qui est faux : il travaille sur les deux ; voir plus bas).
-Toutes les disparitions ont eue lieu dans les environs de Vérégny.
-Sur les lieux des divers enlèvements, ont peut remarquer plus de trace et d’agitation sur le sentier par où était revenu le moine.
-Le temps passant, aucune autre disparition n’a eu lieu ; le total d’enlèvement s’élève donc à cinq : Roussette, paysanne rousse ; Emilie, paysanne boiteuse ; Gontran, moine bossu ; Bénédicte, noble borgne ; Tristan, artisan gaucher.

---> Evidemment ces adjectifs employés sont importants, et donc cités ici ; ils ne doivent pas être fournis tout de go aux PJs ; ils prendront notes de ces détails et particularités à mesures qu’ils enquêteront dessus et questionneront leurs entourages respectifs...


LES COUPABLES

Les ravisseurs sont dirigés par une goule nommée Favil, un paysan au service d’un mystérieux Vampire, qu’il ne dénoncera pas puisqu’il est sous serment de sang ; c’est lui le chef de la secte, qui comporte d’autres paysans, une poignée de serviteurs et une noble d’un village voisin (celui d’une des deux paysannes) nommée Prude de Terre-Guérite et qui couche avec tous les autres. Ils ont séquestré les gens à l’intérieur du donjon du château à mottes du mari de Prude, Ludbern, parti en visite courtoise.
Prude a fait donner des ordres mécontentant les soldats en les faisant évacuer le château et loger au village en attendant que les « réparations entreprises par les paysans » soient finies. Les PJs pourront en entendre parler après quelques jours, les fameuses réparations durant en effet depuis deux semaines… c’est-à-dire peu avant le premier enlèvement.

Ces infernalistes attendent que la paysanne privée de son remède médicinal boite à nouveau, pour les emmener en chariot jusqu’au cœur du chantier les y égorger, et les enterrer sous plusieurs dalles devant le futur autel de la Cathédrale.


[Les victimes ont en fait un point commun : elles sont toutes marquées par le Diable ; leur handicap commence par un B (signe du Diable à l'époque), ou ils sont physiquement marqués : Le noble était revenu borgne d’une joute il y a quelques années ; une des paysannes était rousse (d’où son surnom de roussette) et l’autre se soignait avec des herbes pour ne plus boiter ; le moine était bossu ; l’artisan était connu pour être gaucher (et il paraissait extraordinaire qu’il parvienne à sculpter aussi bien le bois avec sa main mal tournée). Des jets d'Occultisme autant que de Sagesse Populaire peuvent mettre les PJs sur la voie à mesure qu'ils prêtent attention aux détails et particularités de ces victimes. les ravisseurs sont en fait des Infernalistes, qui veulent profaner la construction de la cathédrale en y pratiquant un rituel impie : enterrer les cinq cadavres marqués par le Malin en les tuant sur place, et en formant un pentacle avec leur corps.]


Aux PJs de découvrir cela à mesure et comprendre ce qui anime les ravisseurs.
L’entrée en ville se fera durant une nuit sans lune, par l’intermédiaire d’un garde grassement payé et croyant participer à de la contrebande venue de Plaineforte.
Dimitrius a demandé aux PJs de régler le problème, et de ramener sains et saufs le maximum d’individus disparus si cela était encore possible.
Si le sinistre cortège est attaqué pendant qu’il se dirige vers le chantier de la cathédrale, les infernalistes se défendront à l’aide de dagues et de fléaux, alors que Favil s’est vu remettre une épée bâtarde par son Régnant ; tous sont éclairés par une poignée de torches qu’ils n’hésiteront pas à employer. Au fait, l’épée bâtarde est une arme impie ayant été profanée par des rituels sataniques : ses dégâts sont aggravés. Bien évidemment le Caïnite inconnu encore épie la scène sous couvert d’Occultation… Mais n’agira pas. Il restera indécelable pour le moment…

S’ils ont l’occasion de voir les PJs à l’œuvre, il faudra bien entendu expliquer les éventuels Pouvoirs utilisés devant les captifs, aperçus par l’ouverture de la tenture du chariot par exemple ; les PJs peuvent aussi décider de laisser faire les infernalistes, voir ces cinq pauvres hères se faire égorger pendant que des hymnes blasphématoires sont murmurés. Prude se faisant saillir par deux paysans devant l’emplacement du futur autel, Favil soulevant à mains nues les lourdes dalles du sol de l’église sous lesquelles des cavités ont déjà été creusées (des acolytes parmi les ouvriers ?) pour que ses camarades les y ensevelissent, en formant une parodie morbide de figure ésotérique avec leurs cadavres.

Mais ils auront certainement Dimitrius à dos après ces cinq meurtres, en dépit du fait que la cathédrale sera rendue inopérante à la Foi de Postalini puisque brisée à jamais comme site consacré.

Mais tout cela serait si simple si les humains ne s'en mêlaient pas...

LA CREANCE.

Un marchand nommé Germain a une dette importante envers quelques marchands juifs ; profitant des enlèvements récents, il a enlevé dans un proche village (par le biais de ses associés) un nourrisson, Arthur Vilain, âgé d’une quinzaine de mois, laissant sur place un bout de tissu arraché et une étoile de David pour faire accuser la communauté juive, présente en ville. Avec de la chance son créancier actuel, présent dans ce quartier sera lapidé parmi les autres par ses complices, ce qui fera passer son affaire plus facilement auprès du tribunal de la cité sachant que ledit créancier serait un possible ravisseur d’enfants ; peut-être même avec un peu de chance sera-t-il mort à ce moment-là.

Mais les autorités de la ville sont tenaces et -contrairement à la population qui engage un mouvement de rejet et de révolte après deux nuits de rumeurs- elles cherchent à comprendre comment l’enfant a été enlevé et a pu quitter la cité.

[En fait il a été enlevé en pleine journée, les associés faisant diversion pendant la restauration d’une maison d’un nobliau, le temps qu’une des leurs enlève l’enfant ; ces individus participent car si Germain tombe pour dettes, ils perdent tout aussi : ils sont revendeurs de pierres et ses associés principaux]

Jacques et Marie Vilain, les époux victimes, n’attendent que peu des sanctions d’Antoine de Bourbon, et mènent la nuit les émeutes et autres représailles contre les quartiers juifs, sous la seule information de l'indice retrouvé.
Les soldats essayent d’empêcher les émeutes (sauf les plus antisémites d’entre eux…) et recherchent activement l’enfant, d’abord chez les juifs (pour rassurer la population, ce qui ne marche pas puisque les époux déclarent à cela que leur enfant a dû être caché au loin, voire égorgé par ces impies), puis chez d’autres personnes ; mais cela prend beaucoup de temps, d’autant que les villages alentours virent à l’antisémitisme, puisqu’elles n’ont que l’annonce de l’enlèvement et l’implication des juifs, sans le démenti des autorités seigneuriales.

Bien évidemment parmi les juifs se trouvent Joshua et son chat gris (son familier), un Magus de Tradition hermétique, n’aimant pas que l’on le dérange pendant ses travaux occultes.
Il intervient pour se débarrasser des émeutiers encombrants en dirigeant sur eux "de manière Coïncidentale" l’effondrement des boutiques mises à feu par ces derniers.
Si son laboratoire hermétique est trouvé par les soldats, il risque de passer un sale moment (c’est un scientiste, son laboratoire est truffé de talismans, plans astraux et autres instruments de mesures ; et personne, au fond, ne s’est jamais demandé que vendait cette boutique). Il a donc tout intérêt à se débarrasser de cette plèbe enragée.


CALENDRIER DES EVENEMENTS.

1. enlèvement de Bénédicte, passant pour un voyage lointain durant les premiers jours (Prude).
2.
3. enlèvement de Roussette ; sa famille s’inquiète et appelle les soldats.
4. enlèvement de Tristan ; les autorités sont prévenues.
5.
6.
7. enlèvement de Gontran. Les moines font appel à Antoine (4 juin).
8. Antoine statue après la délégation monacale et prévient ses vassaux (5 juin).
9.
10. enlèvement d’Arthur. Ses parents ameutent la ville. (7 juin).
11. enlèvement d’Emilie ; Dimitrius convoque les PJs et leur explique la situation. (DEBUT DU SCENARIO)
12. début des émeutes.
13. attaques nocturnes dans quartiers juifs. les soldats ripostent. La milice est renforcée.
14. attaques nocturnes dans quartiers juifs, un bâtiment en feu s’effondre "malencontreusement" sur les assaillants...
15. les gardes fouillent chez les juifs, passent aux quartiers adjacents. Toujours des émeutes.
16. la nouvelle se répand aux villages et villes ; juifs maltraités. (13 juin).
17.
18. émeutes se transforment en tension haineuse en ville ; quartier juif bouclé (15 juin).
19. Favil et les infernalistes pénètrent en ville pour accomplir le sacrifice (nouvelle lune).
20. Dimitrius visite tous les villages et villes alentours pour calmer la populace grâce à sa Présence. L’antisémitisme chute très rapidement, malgré quelques bévues de Dimitrius qui s’énerve rapidement… (17 juin).

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