France by Night - Preview

De l'éditeur, sa gamme et de ses news. Suivi des financements participatifs.
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Bigboy
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France by Night - Preview

Message par Bigboy » ven. 13 juil. 2018 12:59

France by Night - Preview 01
Bonjour à toutes et tous,

Il est temps de faire un point sur l’avancée de France by Night. La tâche s’est avérée beaucoup plus complexe que prévu et certains impératifs jusqu’alors inédits pour nous sont apparus tout au long du développement. Il n’est pas aisé de sortir un petit pavé devant prendre en compte autant d’informations officielles et d’éléments historiques. Mais nous entrons dans la dernière phase d’écriture qui, nous l’espérons, sera rapide.

La version finale de France by Night devrait compter entre 256 et 288 pages en lieu et place des 224 pages annoncées initialement.

Voici quelques illustrations et un peu de background (non définitif). Nous posterons régulièrement de nouvelles news pour vous tenir informé-e-s de l'avancement du projet.



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La chute d’Alexandre
(illustration de Qistina Khalida)

« Un grand roi est mort, un prince éternel exilé. Cette année 1223 marque le début de grands troubles. Qui sait ce que nous réserve l’avenir en ces temps sombres et incertains ? »
– Suanhilde la Pourpre, prince d’Amiens,
à l'occasion de la mort du roi Philippe Auguste
et de l'exil d'Alexandre, prince de Paris

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Isouda de Blaise, reine d'Anjou et de Blois
(illustration de Gabriel Bulik)

La vision de Jean le Fol

Ce Malkavien, « bouffon » accompagnant la reine Isouda de Blaise partout où elle se rend, lui fit part d’une vision qu’il avait eue, tandis que cette dernière se délectait des échecs de Salianna face à Esclarmonde :

« Ma Dame, ce jour j’ai fait un rêve étrange alors que je suis habituellement prisonnier du sommeil sans rêve qui nous afflige. J’ai vu un formidable écheveau constitué de fils écarlates, entremêlés sans jamais s’emmêler. En déliant cette pelote, dont les fils semblaient ne pas vouloir quitter leur étreinte lascive et envoûtante, j’y ai découvert ce qui était prisonnier en son cœur : il y avait cinq couronnes. L’une d’elles était d’or, une autre d’albâtre et de pourpre, la troisième était solaire et sa vue douloureuse, la quatrième d’acier et la dernière avait la couleur des pièces d’argent. Lorsqu’elles m’ont glissé des mains, deux se sont brisées, celles d’or et d’albâtre. De ces couronnes en éclats, du sang s’est écoulé, formant une sixième couronne qui s’est alors étalée sur le sol, absorbant celle d’acier. Puis, le sang s’est embrasé et des cendres a poussé une formidable rose vermeille, qui me dominait de sa taille et de sa présence imposante. C’est alors que je me suis enfui et, se faisant, je suis tombé sur un loup prisonnier d’un buisson de roses noires aux épines acérées. Et le loup riait… il riait et c’était votre rire, ma Dame. »

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Les cours d’Amour

Les Toréadors ont détourné leur attention de la Grande Cour vers leurs cours d’Amour, réunissant le beau linge des arts et de la noblesse, qu’ils soient caïnites ou mortels.

L’amour courtois est inspiré par les pratiques des mortels et a été étreint avec passion par les Toréadors. Aliénor d’Aquitaine, alors reine-mère d’Angleterre, a fondé la première cour d’Amour à Poitiers en 1168 (lorsque le Poitou appartenait encore aux Plantagenêt). Sa cour, accueillant sa fille Marie (comtesse de Champagne), Marie de Brienne (comtesse de Flandre) et de nombreuses femmes nobles et troubadours, était un lieu où l’on venait quérir auprès de la reine-mère des conseils sur les choses du cœur. Marie de Champagne créa une autre cour d’Amour à Troyes en 1181. Les clans toréador et ventrue avaient tous deux des vues sur Aliénor, ancienne reine de France, puis reine d’Angleterre. Les deux clans, ainsi que d’autres factions, ont considéré la possibilité de lui offrir l’étreinte, mais aucun ne pouvait envisager la perspective d’une politicienne aussi douée et ambitieuse honorant de sa présence une faction rivale. Les hauts clans décidèrent donc de la laisser s’éteindre en paix (ce qu’elle fit en 1204).

Salianna, la matriarche des cours d’Amour et reine de Paris, détient un énorme pouvoir en France et soutient la position de Geoffrey au sein de la Grande Cour. Les quatre principales cours d’Amour sont situées à Paris, Chartres ou Angers (comtés de Blois et d’Anjou), Troyes (comté de Champagne) et Poitiers (comté de Poitou) ; la cinquième cour d’Amour, à Toulouse, est un cas à part. Quelques princes toréadors ont bien sûr créé des cours d’Amour dans leur propre ville, mais ce sont des joueurs médiocres en comparaison des reines et malheur à celui qui s’arrogerait ce titre sans l’aval de Salianna.

À l’instar de la Grande Cour, les cours d’Amour sont des lieux de rencontre pour les Toréadors, Ventrues et Lasombras. Salianna est d’ailleurs alliée aux Ventrues Mithras de la cour d’Avalon et Hardestadt de la cour de la Croix Noire. De telles alliances n’augurent rien de bon pour qui voudrait détrôner la reine de Paris, ou même Geoffrey qui bénéficie de son appui.

L’idée de base derrière l’amour courtois est que le chevalier tient sa dame (surtout si elle est inaccessible) en très haute estime, faisant d’elle un sommet de vertu et de beauté, s’acquittant de grandes et nobles tâches en son nom pour la simple promesse d’un sourire, d’un mot ou d’un doux regard. On attend de la dame qu’elle soutienne son « soupirant », mais elle n’a pas besoin d’être physiquement intime avec ce dernier. Que ce modèle représente un idéal ou fournissent des règles présidant à la pratique de l’adultère est principalement une question de point de vue de la part des « amants ». Les caïnites sont attirés par ce concept qui leur permet d’échapper au moins un temps à la damnation, en aimant et en étant aimé de retour sans avoir à échanger sa vitae. La voie de l’Humanité est bien évidemment la plus représentée.

De nombreux caïnites participant aux jeux de la cour ont plaisir à forger des liens entre les chevaliers et les dames, espérant ainsi créer une union qui leur sera profitable à moyen terme. D’autres en profitent pour lancer quelques dames mariées dans les bras de beaux et jeunes chevaliers afin de déstabiliser un adversaire mortel ou de le faire chanter. Dans ces cas, une goule éduquée dans les arts de l’amour joue le rôle d’intermédiaire afin d’assurer la discrétion et la réussite de cette affaire.

Les cours d’Amour dédiées aux arts et les « duels » sont monnaie courante. Le chant, la poésie, la musique et la rhétorique sont généralement au cœur des joutes (les actes martiaux sont considérés comme vulgaires, mais ils procurent un divertissement qui n’est pas sans intérêt pour certaines reines). Bien sûr, il est courant que des Artisans s’affrontent, présentant leurs plus belles œuvres à la reine de la cour afin qu’elle les départage et, qui sait, récompense celui qui saura faire vibrer son âme.

À l’instar des cours mortelles, chaque cour d’Amour possède une reine, généralement choisie grâce à la ferveur populaire qu’elle inspire. Elles établissent les règles selon lesquelles se déroule le jeu de l’amour courtois, encouragent ceux qui y jouent le mieux, punissent ceux qui échouent et daignent parfois faire profiter les néophytes de leur expérience en la matière.

Les reines sont les arbitres ultimes et elles seules peuvent attribuer les mérites qui glorifieront les meilleurs joueurs et les punitions qui s’abattront sur les plus médiocres. Les chevaliers doivent honorer leur dame, réussir des exploits en son nom, toujours vanter sa beauté et sa grâce et humilier d’autres éventuels prétendants au cours de joutes verbales. Les troubadours des cours d’Amour font les louanges du chevalier et la dame lui accorde ou non un regard, un sourire. La dame peut être mariée, il s’agit ici d’amour courtois… enfin, la plupart du temps.

Les cours d’Amour toréadors, se sont multipliées avec une rapidité jusqu’ici inconnue au sein de la société caïnite. À la différence de leurs pendants mortels, elles sont devenues une source de pouvoir régnant aussi bien sur les émotions que sur la politique. Bien qu’une cour d’Amour n’exerce pas directement son influence sur les princes locaux, une reine possède une grande force de persuasion et n’hésite pas à user de son autorité si nécessaire. Les caïnites et courtisans humains qui viennent en nombre dans ces cours à la recherche de faveurs sont tout à fait disposés à détruire un rival par la rumeur, le duel ou l’assassinat pur et simple, pour peu que ce soit en toute discrétion.

Les Toréadors les plus puissants de France (tous vassaux de Salianna) sont à la tête des grandes cours d’Amour. Ce sont Isouda de Blaise (reine d’Anjou et de Blois), Hélène la Juste (reine de Champagne) et Étienne (roi du Poitou). Esclarmonde la Noire, reine de Toulouse, était l’une des vassales de Salianna, mais elle a été « répudiée » lorsqu’Étienne a présenté des preuves de son alliance avec les Lasombras aragonais. Salianna recherche toujours des candidats afin de remplacer Esclarmonde, dès qu’elle aura cessé de résister et abandonnera son titre de reine, conservé par défi.

Parmi les reines, Isouda de Blaise (dont la cour se déplace de Chartres à Angers et inversement) est fascinée par l’art des vitraux et l’architecture. Les caïnites doués en sculpture, peinture et métallurgie auront bien plus de facilité à obtenir des faveurs à sa cour. Hélène la Juste (Champagne) est une aventurière née. Sa couronne de reine caïnite lui impose une certaine respectabilité, mais un vampire (ou même un mortel) démontrant des prédispositions à relever les défis audacieux la comblera au plus haut point. Chrétien de Troyes, auteur de nombreux récits arthuriens, faisait partie de ses conteurs préférés et c’est Salianna en personne qui dut intervenir pour empêcher Hélène de l’étreindre. Étienne (Poitou), l’unique « roi » des grandes cours d’Amour, est le mécène des poètes et des écrivains. Il a été le protecteur d’Aliénor d’Aquitaine et de son grand-père, le comte Guillaume IX d’Aquitaine, dit « le Troubadour ». Les sujets lettrés et possédants un don pour le chant, la poésie ou la rhétorique seront fort appréciés à sa cour. Quelques caïnites insistent pour se référer à Étienne sous le titre de « reine », considérant qu’il est tout aussi inapproprié de nommer l’homme à la tête d’une cour d’Amour « roi » que de nommer une femme à la tête d’une cité « princesse ». Étienne respecte ceux qui sont assez hardis pour s’en tenir à cette règle face à lui.



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Hélène la Juste, reine de Champagne
(illustration de Gabriel Bulik)

« Elle est si naïve et innocente qu’elle ne reconnaîtrait même pas le diable s’il se tenait devant elle, trônant au milieu des flammes de l’enfer, une horde de démons sur les talons. »
– Isouda de Blaise, reine d’Anjou et de Blois

Ne te demande pas si tu es trop paranoïaque, demande toi si tu l'es assez

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